La Vie parisienne à Garaison

Publié le 3 février 2020 Mis à jour le 3 février 2020
du 3 février 2020 au 31 mai 2020

Retour sur la soirée à l'Institut Goethe de Toulouse

Une Opérette à Garaison 

Compte rendu de la soirée à l'Institut Goethe de Toulouse

par Jeanne Brunel, étudiante de L3, et la compagnie de la Vieille Dame

Entre rires, silence, tristesse et étonnement, nous avons emmené les spectateurs dans un univers, qui bien que tragique, relève du comique. En effet, comment dédramatiser les temps de guerre si ce n’est par la comédie. Le travail que nous, comédien·ne·s, avons dû faire a été de trouver le bon ton pour transmettre les conditions dans lesquelles vivaient les hommes et les femmes dans les camps d’internement de la Première Guerre mondiale, tel celui de Garaison, tout en gardant cet aspect comique que Hélène Fürnkranz a voulu mettre en valeur dans certaines scènes. Pour ce faire, nous avons eu l’aide de Katharina Stalder, metteuse en scène de la compagnie de la Vieille Dame à l’université Toulouse Jean Jaurès. Afin que cette lecture au Goethe Institut aboutisse, il a tout d’abord fallu trouver les lecteurs : Florian, Thomas, Timothé, Manon, Yasmin, Yvonne et moi-même avons répondu présent·es. Cela nous tient à cœur, chers lecteurs·trices de vous expliciter l’envers du décor.
Katharina a organisé trois rencontres au cours desquelles nous avons pris connaissance de nos personnages, de nos textes mais aussi du contexte historique. Nous nous sommes pour la première fois retrouvés tous ensemble, le soir de la représentation. En effet, cela est difficile de rassembler les troupes sans qu’il y ait un empêchement pour l’un·e des comédien·ne·s. Lors de la prise de connaissances de nos textes, traduits pour la première fois en français par Hilda Inderwildi et Hélène Leclerc, nous avons immédiatement accroché et pris du plaisir à jouer nos personnages. Yvonne et Timothé nous ont chanté, pour le plus grand bonheur de tous, des chants d’opéra, que je vous laisse découvrir à la suite de ce compte-rendu. Katharina Stalder ainsi que Hilda Inderwildi et Hélène Leclerc ont opté pour une lecture franco-allemande. Nous avions ainsi un mélange de textes français et allemands, ce qui était tout à fait en adéquation avec la semaine de l’amitié franco-allemande qui se déroulait du 17 au 31 janvier 2020.
Nous avons apprécié faire cette lecture pour diverses raisons. Les camps de concentration (attention, il ne s’agit pas des camps d’extermination du régime hitlérien) ou d’internement de la Première Guerre mondiale sont encore assez méconnus, c’est pourquoi il est important pour nous, qui sommes de la nouvelle génération et qui ne connaissons les temps de guerre qu’à travers les textes et témoignages, de faire connaître cette époque.
Si vous avez manqué la première représentation de cette Opérette à Garaison, nous vous proposons une deuxième date pour y assister. Elle se déroulera le mardi 19 mai à la Maison de la Recherche de l’université Toulouse Jean Jaurès de 14 h à 16 h dans l’amphithéâtre 417, qui sera précédée d’une conférence d’une vingtaine de minutes d’Hélène Leclerc sur le thème de « La Première Guerre mondiale dans l’opérette de langue allemande ».

Au plaisir de vous y voir.
 

Pour vous faire une idée de ce que le public a pu ressentir et observer au cours de cette lecture, nous vous proposons quelques témoignages. 

C’était une véritable gageure que de monter cette petite opérette qui était passée aux oubliettes et dont on n’a pas retrouvé la musique ! Alors bravo à toute la troupe et à la metteuse en scène car c’était vraiment réussi aussi bien le passage très naturel du français à l’allemand que les parties chantées (bravo pour le choix de la musique et quelles belles voix !) que le jeu de tous les acteurs ! Et si un jour cette opérette pouvait être jouée in extenso je crois qu’elle connaîtrait un véritable succès et ce serait aussi une belle façon de nous remettre en mémoire une période difficile de l’Histoire franco-allemande... 
Maïté TERRENNE 

Ce fut un moment marqué par la découverte d’une nouvelle perspective historique, tout en étant plongé dans le spectacle. Plusieurs états se sont emparés de nous : la joie, l’émerveillement ou encore la tristesse.
Clara BERGMANN-BEDOS

La lecture, par la Compagnie de la Vieille Dame, d’extraits d’Une opérette à Garaison, d’Helene Fürnkranz, entre sérieux et comique, c’est le bonheur d’un rythme enlevé, de sonorités qui claquent et d’airs portés par les voix d’Yvonne de Boer et de Timothée Bougon : on s’émeut et on s’amuse !
Une invitation à découvrir ce texte atypique dans la traduction d’Hilda Inderwildi et Hélène Leclerc.
Catherine MAZELLIER